Mwanda

Station balnéaire de MOANDA

Moanda c’est la fenêtre ouverte du pays sur l’océan à quelques 600 kilomètres de Kinshasa. Avec ses modestes 38 kilomètres de côte, Moanda est le seul territoire maritime du pays et un petit paradis qui ne demande qu’à se développer pour attirer davantage de monde. Le sable est fin et le coucher du soleil est superbe sur la ligne d’horizon. Mais la mer n’est jamais bleue puisque l’embouchure n’est pas loin et que l’énorme volume d’eau du fleuve n’est pas complètement intégrée à l’océan. La pointe Banana est à 10 kilomètres, Nsiamfumu à 14. Comme beaucoup de quartiers exotiques, la cité de Moanda, offre au visiteur des maisons rectangulaires, plantées sur un sol sableux, entourées de haies vives et de palmiers cocotiers. Ça et là, quelques bars et buvettes où la bière et les décibels coulent à flot. Cette belle station balnéaire apparaît avec ses vieilles maisons coloniales, son vieux phare oublié et ses plages sablonneuses qui scintillent au soleil. L’autre attrait de Moanda, c’est le Parc Marin des Mangroves. Il est situé à l’estuaire du fleuve Congo et est destiné à la protection de l’immense forêt des palétuviers et de la riche aquafaune qui s’y trouve. L’espèce vedette est le lamantin, pas facile à voir. Peuplé de près de 60 000 habitants, Moanda offre ses quelques quartiers séparés les uns des autres par d’épais bosquets de roseaux et de mangroves que baigne la rivière Tonde. Comme beaucoup de quartiers africains, la cité de Moanda, bucolique, offre au visiteur des maisons rectangulaires, plantées sur le sable, entourées de haies vives et de palmiers cocotiers. Ça et là, tonnent des bruits assourdissants des bars et buvettes où la bière coule à flot.

Transport & déplacement

Arrivée à Moanda

Pour atteindre Moanda, le voyageur peut emprunter un véhicule (taxi ou bus) à partir de Boma, la route est en voie de réhabilitation. Cette piste de 120 kilomètres est praticable toute l’année même si en saison des pluies le « poto-poto », ce mélange boueux, est bien présent mais aisément maîtrisable en véhicule 4X4. Par le fleuve, en partant de Boma. Ce trafic ne se fait plus par l’ONATRA, mais certaines agences le proposent sur des petites embarcations à moteur. Ou par avion de Kinshasa, de Matadi et de Boma.

Se déplacer

Sur place à Moanda, il existe quelques taxis qui facilitent le déplacement même sur le trajet Moanda-Banana. Mais aussi, les hôteliers et des privés qui mettent leurs véhicules en location pour les voyageurs de passages (entre 50$ et 100$ la journée).

Hébergement

Auberge Eunice

- – 0819999908

6 chambres bien équipées et 6 appartements. De 120$ à 150$.

Récent, confortable, bien équipé et bien géré, l’hôtel de Paul Luemba fait figure d’exception dans la région. L’infrastructure moderne permet des séminaires et autres repas de qualité pour groupes.

Centre d’accueil des Soeurs de Jésus

En ville Calme, propre

Centre Spirituel Diocésain

Concession de la Paroisse Notre-Dame de la Grâce – avenue de la mission – – 0810257275

Chambres entre 20$ et 27$ petit déjeuner compris.

La paroisse Notre-Dame de la Grâce est la première paroisse de RDC, créée en 1888. Elle abrite le couvent des religieuses de la Congrégation des Soeurs de Charité de Gand. L’environnement est calme et propre, et l’hébergement de qualité.

Hotel New Cliff

Face à la plage et de confort rudimentaire. Repas corrects.

Hôtel Mangroves

16 chambres entre 45$ et 55$ PDC.

Construit en 1951, cet ancien hôtel de luxe construit au bord de la falaise a vécu des heures difficiles ces vingt dernières années (pillages des années 90 et l’implantation de militaires jusqu’en 2007). La structure des bâtiments reste saine mais il y a un urgent besoin de rénovation afin de rendre aux lieux tout le lustre d’antan. Beau jardin de quatre hectares. Restauration possible.

Points d’intérêt

Quelques beaux sites entourent Moanda. Avec une pirogue à moteur ou à pagaie on aborde agréablement la crique sablonneuse bordée de palétuviers de Tonde à 8 km au nord de Moanda. C’est la principale et la plus belle plage de la côte. Natation et pêche sportive au tarpon, (pour le barracuda ou le mérou) sont possibles. Quelques paillotes ont été construites aux abords de la plage pour rafraîchir les visiteurs à la Skol ou la Primus. Quatre kilomètres plus loin, on atteint le petit village balnéaire de Nsiamfumu (ex-Vista) avec ses cases enfouies sous une épaisse forêt de cocotiers. La brise marine et la jovialité des habitants sont des points qui marqueront les visiteurs.

Parc marin des Mangroves

Situé à l’embouchure du fleuve Congo, sur le territoire de Moanda, ce parc a été créé en mai 1992 dans le but de protéger l’environnement côtier et les différentes ressources biologiques qui caractérisent ces zones humides. Et par la même occasion, contribuer à la promotion du tourisme. Sur une superficie de 76 000 hectares dont 20% sont situés entre terre et mer, le parc abrite une vaste forêt de mangroves palétuviers, ces arbres acclimatés aux mélanges eau douce/eau salée. Deux zones (A et B) délimitent le parc. On y trouve d’une part les espèces aquatiques comme le lamantin d’Afrique, la tortue marine, l’hippopotame, et différents oiseaux aquatiques (le héron, la cigogne, le canard siffleur,…), et d’autre part, des mammifères observables en terre ferme tels le buffle, le singe, le potamochère, et de petites antilopes.

Des randonnées sont organisées à partir du quai d’embarquement de l’ICCN de Bakuyanga en pirogue motorisée. Plusieurs petites îles où campent des familles de pêcheurs sont observables sur le parcours. Les unes servent de point ralliement quand la marée est haute, tandis que les autres se sont constituées en villages avec une organisation fonctionnelle (chef de cité, église, école,…). Les plus en vue sont:

- l’ile de Bulambemba qui avait abrité un centre pénitencier aujourd’hui abandonné ;

- l’Ile Kimongo Wolo sous l’autorité traditionnelle de Mfumu Mbanza. Habité essentiellement par les Bawoyo venus de l’enclave de Kabinda, les habitants pratiquent aussi l’agriculture sur la terre ferme.

- l’Ile de Kimuabi qui est occupée par les pêcheurs Assolongo venus d’Angola. Ils sont spécialisés dans la pêche aux huîtres et crevettes. Le sol est d’ailleurs jonché de milliers de coquilles vides. Accès exclusivement en pirogue. Contact : Lif Lifafu qui se fera un plaisir de vous emmener avec le Vieux Mouf (guide) qui connaît les moindres recoins du parc : 089 92 07 957. iflifafu2000@yahoo.fr

Possibilité de logement pour 4 à 6 personnes maximum. La case est propre et relativement confortable (moustiquaires et matelas disponibles) et le lieu est idyllique pour un arrêt en fin de journée et une nuit à passer en plein coeur du parc. Ne pas oublier ses boissons car à part l’eau du fleuve, il n’y a pas de bar à l’horizon, ni d’électricité d’ailleurs. Un excellent dîner à base d’huîtres et de crevettes vous sera mitonné par les mamans. Le matin vous croiserez les écoliers arrivant en pirogue des villages alentours et qui se rendent à l’école en chantant. Leur motivation est au beau fixe mais les infrastructures minimalistes. 30$ par personne et 10$ pour le copieux repas.

Station balnéaire de n’Siamfumu (ex Vista)

Cette petite station offre une large plage au bord de l’océan atlantique. Son environnement prête à la baignade et promenade sous une épaisse forêt de cocotiers.

De Boma à Moanda

La Pointe Banana

Vers le sud de Moanda, à quelques kilomètres seulement, le fleuve se jette dans l’océan via l’impressionnante embouchure, large de dix kilomètres. C’est là qu’a pris naissance Banana, le plus ancien poste colonial du pays. Des comptoirs européens y existaient depuis le début du 19ème siècle, alors que le port était un actif marché d’esclaves, dont on voit encore de nombreux vestiges : maisonnettes en ruines, bracelets de chevilles, petits canons rouillés. Dans ce déchaînement de l’eau du fleuve, surgissent plusieurs îlots habités par des pêcheurs. Dombo et Bula Mbemba qui fut un grand centre pénitencier aujourd’hui à l’abandon. De l’autre côté de l’embouchure, on peut admirer la ville de São Antonio en territoire angolais.

Le fleuve Congo, un appel puissant, au Bas-Congo aussi

En traversant la Province du Bas-Congo, le fleuve creuse dans les Monts Mayumbe (ex-Monts de Cristal), une gorge étroite de 400 mètres de large et profonde par endroits de 90 mètres. Sur une distance de 350 kilomètres, il forme 32 chutes  et rapides sur une dénivellation de 260 mètres environ. Le site d’Inga se dresse près de Lufu, à  environ une soixantaine de km au nord-est de Matadi. Sur son parcours le fleuve s’adjoint la rivière Mpozo. De Matadi à Banana, le fleuve redevient navigable sur son bief maritime qui s’étend sur 137 kilomètres. Il arrose Boma au passage où est installé le deuxième port de la province. Au gré de ses caprices, le fleuve quitte les Monts Mayumbe, en aval de Boma pour former un estuaire parsemé de nombreuses îles basses et marécageuses, dont l’île Mateba, important centre d’élevage. Il atteint par sa rive droite, à l’extrémité de laquelle se dressent le port de Banana et la ville de Moanda.

Le Port de Banana

Il se trouve sur la rive nord de l’embouchure du fleuve Congo, dans une baie s’ouvrant vers le fleuve, l’isthme sablonneux de Banana protégeant le port de l’Océan Atlantique. Il se situe également hors du cours principal du fleuve.. Il se compose d’un seul quai, d’une longueur d’environ 75 mètres, pour une profondeur d’environ cinq mètres. Les navires doivent disposer de leur propre matériel de déchargement, le port ne disposant pas de grue en état de marche. Par contre, ce port dispose d’un magasin servant d’entrepôt des marchandises de superficie de 2 500 m². Les possibilités d’exploitation du port sont limitées, Banana est la localité proche de Moanda ne disposant ni de chemin de fer ni d’une route carrossable en bon état. Un grand projet de construction d’un port en eau profonde est à l’étude.